Dépasser les frontières – en route pour la France !
La visite des élèves de notre école à Beauvais
Les élèves de francais et d'autres élèves de nos Premières ont visité notre lycée jumelé Félix Faure à Beauvais. Ils sont partis entre le 28 mars et le 04 avril ensemble avec Madame Mohr et Madame Gorath. Ci-dessous vous pouvez lire de leurs expériences et de leurs impressions pendant le voyage.
Lundi matin, nous sommes arrivés avec nos valises au lycée Félix Faure. Le programme de la journée prévoyait une visite guidée de Beauvais avec Madame Jung, suivie de la découverte de la cathédrale de la ville. Mais avant cela, nous avons été accueillis par le proviseur et nos correspondants nous ont fait visiter l’établissement. Lors de la visite de la ville, nous avons pu admirer les façades historiques et impressionnantes des anciens bâtiments du centre de Beauvais, dont beaucoup étaient décorés de mosaïques. La visite s’est terminée devant la cathédrale, la cantine- nous allons explorer plus en détail par la suite. Mais pour l’instant - direction la cantine !
Le dernier point du programme était donc la cathédrale. Pendant la visite, nous avons appris de nombreuses choses sur son architecture ainsi que sur son histoire.
Avec beaucoup de nouvelles impressions et une meilleure compréhension de la ville de Beauvais, nous avons finalement terminé la journée.
Cinu Müller, Moritz Göthe et Felix Dörfler
Mardi, nous sommes partis de Beauvais à huit heures du matin avec nos correspondants français et le groupe allemand. Après environ une heure et demie, nous sommes arrivés à Beaumont, où nous avons visité un site commémoratif de la Première Guerre mondiale. Il se situe dans une région qui faisait partie de la bataille de la Somme en 1916. Cette bataille était l’une des plus grandes et des plus meurtrières de la guerre : plus d’un million de soldats ont été blessés ou tués.
Ce qui nous a particulièrement impressionnés, c’était l’endroit où la mine dite « Hawthorn Ridge » a explosé. Les troupes britanniques avaient creusé une énorme mine sous les lignes allemandes, qui a été déclenchée le premier jour de la bataille. L’explosion était si puissante qu’elle a laissé un cratère de presque 20 mètres de profondeur, que l’on peut encore voir aujourd’hui. Beaucoup d’entre nous ont été surpris de voir à quel point le paysage est paisible aujourd’hui, alors que des combats si violents y ont eu lieu autrefois. Après la visite nous avons visité le mémorial de Thiepval et après nous avons fait un pique-nique directement sur le site.
L’après-midi, nous avons continué vers Le Crotoy, sur la côte. Là-bas, nous avons joué à plusieurs jeux d’équipe sur la plage. Dans l’un d’eux, nous étions attachés à un pied avec nos correspondants, et un professeur se tenait plus loin et posait des questions. L’équipe qui arrivait la première et répondait correctement gagnait un point. C’était assez drôle et cela nous a bien fait bouger dans le sable. Ensuite, nous avons eu du temps libre pour nous promener dans la ville. À cette période de l’année, Le Crotoy était presque vide, ce qui, avec les nuages sombres, le vent et la mer, créait une ambiance particulière — presque un peu mystique. Vers 18 heures, nous sommes rentrés à Beauvais.
Jakob Krebs, Anton Laufer et Clemens Cramm
Mercredi, le quatrième jour de notre échange, nous avons travaillé sur notre projet le matin ce qu'on avait déjà commencé à Weimar. Nous avons créé des affiches sur le thème des frontières. Chaque affiche qui a été crée fait référence à un sujet qu’on a traité /une excursion que nous avons fait. Sous le signe de l’amitié franco-allemande, chaque affiche est réalisée une fois en allemand et une fois en français. En France, nous avons travaillé sur les limites de l’humanité de la Première Guerre mondiale, la migration, la ville de Paris entre l'imagination et la réalité et l'impressionnisme ainsi qu'une affiche pour annoncer l’exposition. Après la pause de midi à la cantine du lycée, nous avons eu du temps libre à Beauvais pendant que nos correspondants avaient cours. Avant que nous ayons presque terminé nos affiches pour le reste de la journée, nous avons rencontré Masseh. Le jeune homme de 28 ans a fui l'Afghanistan pour aller en France il y a 3,5 ans et a raconté son histoire et a répondu à nos questions. Après la prise du pouvoir par les talibans, il est venu en France avec sa famille via un visa. Actuellement, il a un permis de séjour de 10 ans mais son diplôme n’est pas reconnu, c'est pourquoi il ne peut pas exercer sa profession en France. En mai, il commencera donc une formation dans le secteur économique. Entretemps, il s'est concentré sur l'apprentissage du français. Il a un DELF niveau B1 et étudie pour son examen B2 pour d'obtenir la nationalité française.
À 17h30, notre journée d'école s'est terminée après ces impressions passionnantes
L’avant-dernier jour de notre échange a probablement été le point culminant de la semaine. En effet, lorsque nous avions vu que Paris figurait au programme, les yeux se sont écarquillés. Une destination incontournable ! Lorsqu’on visite un lieu célèbre, on a souvent de nombreuses idées et attentes, même inconsciemment. Paris – la ville de l’amour ou encore Paris comme la « capitale de la mode » par excellence – sont des clichés bien connus. C’est précisément cette formation d’une image qui constituait le sujet de l’excursion à Paris. Comment ces représentations naissent-elles ? Peut-on dépasser cette frontière ? Et comment évoluent-elles lorsqu’on est confronté à la réalité ? Une image, en revanche, n’a pas changé : celle où, tôt le matin, tout le monde se tient encore endormi et dans la lune à la gare, en souhaitant secrètement être encore au lit.
À 8h30, nous nous sommes retrouvés devant le bâtiment de la gare, avons distribué les paniers-repas et sommes montés dans le train en direction de Paris, Gare du Nord. Contre toutes attentes, ce trajet en train ne s’est pas limité à de vaines tentatives de sommeil: nous avons aussi reçu une petite mission. Nous devions noter nos idées préconçues de Paris avant la visite. Arrivés à la gare, notre excursion a commencé par la visite du 18ᵉ arrondissement. Nous avons traversé des rues animées et désertes. En arrivant dans le quartier indien et africain, nos sens ont été littéralement submergés : nous avons senti toutes sortes d’épices, vu les tissus les plus colorés et entendu les marchands les plus énergiques. Cependant, nous avons également tous remarqué les fractures sociales dans cet arrondissement hétérogène: la pauvreté y coexistait avec une richesse et un luxe excessifs, particulièrement visibles à Montmartre. Dans ce lieu touristique, il n’y avait quasiment aucun habitant local, mais à la place beaucoup de touristes (dont nous). La vue correspondait aux attentes, à l’exception du fait que tout le monde aurait aimé voir un peu plus de soleil. Depuis Montmartre, nous avons traversé des rues bohèmes et artistiques pour rejoindre la station de métro qui devait nous conduire au Jardin des Tuileries. En descendant la colline, un autre visage de Paris s’est révélé à nous: des immeubles que presque personne ne pourrait payer, de larges boulevards, des avenues bordées d’arbres. Mais surtout, il y régnait un calme reposant. Cela correspondait davantage à l’image largement répandue d’un Paris riche et glamour. Cependant, ce quartier aussi n’était pas sans fin et nous sommes entrés dans un nouvel environnement: le quartier des divertissements parisiens, parfois comparé à la Reeperbahn (même si celle de Hambourg est sans doute encore plus extrême). Parmi les nombreux sexshop se trouvait également le célèbre Moulin Rouge. Il était plus petit que ce que nous avions imaginé. Et voilà encore une fois: la réalité face aux attentes. Nous nous sommes ensuite entassés dans le métro bondé en direction du Jardin des Tuileries . L’expérience du métro ne différait pas vraiment de celle du métro berlinois ou du Tube londonien. Arrivés dans le 1er arrondissement (également connu comme le quartier historique), nous avions environ trois heures de temps libre avant de nous retrouver au Musée d’Orsay. Nous avons profité de la pause de midi et du début d’après-midi pour pique-niquer dans le Jardin des Tuileries. Assis sur les chaises vertes emblématiques, nous regardions les nombreux joggeurs transpirer. Ensuite, beaucoup se sont promenés dans les rues, ont admirés des boutiques hors de prix (mais fascinantes) et se sont surtout détendus dans des cafés parisiens. D’autres sont passés devant le Louvre et le long de la Seine. Malheureusement, le soleil ne s’est montré que très brièvement, voire pas du tout. Après nous être tous retrouvés, nous sommes entrés dans le musée d’art d’Orsay. Il s’agit précisément du musée que l’on voit dans presque tous les films romantiques comme décor d’un rendez-vous amoureux: un immense bâtiment avec un toit arrondi et une luminosité éclatante grâce à ses verrières, avec des sculptures rassemblées au centre. Nous sommes d’abord passés devant celles-ci sans nous y attarder, car Madame Gorath souhaitait nous faire une visite guidée sur le mouvement artistique de l’impressionnisme et sur la manière dont ces artistes ont dépassé les limites. Nous nous sommes donc dirigés vers les dernières salles d’exposition. À l’aide de tableaux de Monet, comme les « Nymphéas », ou ceux de Renoir, Madame Gorath nous a expliqué le franchissement des diverses frontières. Ensuite, nous avons eu environ 60 minutes pour explorer librement les œuvres, parfois très célèbres, du musée. Nous n’avons pu en voir qu’une partie, car ce temps n’était clairement pas suffisant pour tout découvrir. Vers 17 heures, nous avons quitté le musée et pris une dernière fois le métro en direction de la Gare du Nord. Vers 20 heures, fatigués mais aussi remplies de nouvelles impressions de gagnées, nous étions de retour à Beauvais. Là, nous avons pris congé des enseignants et nous sommes allés, Français et Allemands, dans un restaurant pour passer une soirée conviviale.Au début de la journée, nous nous étions fixés pour objectif de confirmer ou de réfuter nos représentations de Paris. J’espère parler au nom de tous en affirmant que Paris reste, aux yeux de chacun, une métropole incroyablement impressionnante, mais qui a perdu son image exclusivement glamour.
Jil Langer & Frida Förster
Vendredi (dernier jour) – Cours et rencontre des collégiens
Vendredi, le dernier jour de notre échange à Beauvais, nous avons participé aux cours français pour deux heures. Les cours ont commencé à 8 heures 30 et il se distinguent des cours en Allemagne. Une heure de cours ne dure pas 45 minutes mais 60 minutes, ce qui était un peu inhabituel au début. En petits groupes nous avons eu la possibilité de participer aux différents cours comme physique-chimie, l’économie ou l’histoire. Ainsi on pouvait découvrir le système scolaire français et voir les cours d’une autre perspective. Après une petite pause, nous avons utilisé le temps restant pour terminer nos affiches.
Ensuite, après la pause du déjeuner nous avons rencontré des élèves de 13 à 14 ans de deux collèges. En étant en groupes mixtes avec des élèves allemands et français nous avons présenté notre échange et nos affiches pour donner envie d’apprendre l’allemand. À la fin de la journée et de tout l’échange nous avons évalué nos expériences et organisé un goûter ensemble. Finalement, vers 17 heures 30 nous nous sommes dit « au revoir ».
Rieke Hinnendahl und Gesine Stark
veröffentlicht von J. Gläser-Stark am 24.04.2026, 15:12